| Entreprise | Nom de l'ingrédient | En savoir plus | Naturalité | Certifications | MOQ | Nom latin | Partie traitée | Origin |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
|
Agarwood Oil-Liquid Boya
SL34
|
Découvrir | Naturel | - | Aquilaria crassna Pierre | - | - | |
|
Agarwood Boya-Oud Boya
BT21
|
Découvrir | Naturel | - | Aquilaria crassna Pierre | - | - | |
|
Agarwood Boya-Vietnam
VB16
|
Découvrir | Naturel | - | Aquilaria crassna Pierre | - | - |
Général
-
N° CAS :
958663-49-5 -
N° EINECS :
305-227-1 -
N° FEMA :
Donnée indisponible.
-
Tenue :
Fond -
Gamme de prix :
€€€€€
Propriétés physico-chimiques
-
Aspect :
Liquide visqueux orangé à brun -
Densité :
0,700 - 0,900 @25°C -
Indice de réfraction :
1,400 - 1,600 @25°C -
Pouvoir rotatoire :
-
Pression de vapeur :
Donnée indisponible. -
Point éclair :
> 120°C -
Indice d'acide :
Botanique
Nom botanique :
Aquilaria crassna Pierre
Profil et phylogénétique :
Le oud est un arbre qui appartient à la famille des Thymelaeaces et au genre Aqualaria crassna Pierre.
Influence et répartition des chémotypes :
Le oud provient principalement des arbres de deux genres botaniques : Aquilaria Lam. et Gyrinops Gaertn de la famille des Thymelaeaceae . Principalement distribué dans le sud-ouest de l’Asie (Vietnam, Laos, Cambodge, Indo) (Le Gyrinops se retrouve presque exclusivement en Indonésie et au Sri-Lanka).
A noter que le genre Aetoxylon (Airy Shaw) Airy Shaw est aussi de la même famille botanique et sert également à la production de Oud, bien que les productions soient beaucoup moins importantes en volume et en renommée.
Le genre Aquilaria Lam est celui qui représente une immense majorité du marché du oud et il existe environ une quinzaine d’espèce dans ce genre, donc les plus courantes sont :
- Aquilaria crassna Pierre (La plus connue et prisée en parfumerie)
- Aquilaria malaccensis Lam. (La plus commercialisée en volume)
- Aquilaria sinensis (Lour.) Spreng (L’espère historique)
- Aquilaria subintegra Ding Hou (Uniquement en Thaïlande)
- Aquilaria cumingiana (Decne.) Ridl.
- Aquilaria beccariana Tiegh.
Le genre Gyrinops Gaertn est quant a lui beaucoup moins utilisé, mais représente une part de marché non négligeable. Il existe environ 7 espèces importantes dans ce genre, dont les plus courantes sont :
- Gyrinops walla Gaertn. (Principalement au Sri-Lanka)
- Gyrinops versteegii (Gilg) Domke
- Gyrinops caudata (Gilg) Domke
- Gyrinops ledermannii Domke
- Gyrinops moluccana (Miq.) Baill.
Extractions & usages
Méthode d'obtention :
La résine de l’arbre telle qu’elle est utilisée en parfumerie ne constitue pas le business principal des producteurs de Oud. En effet, la vente des écorces de l’arbre est d’abord privilégiée et les parties de l’arbre non conformes à la vente sont, elles, extraites pour former la résine. Cela représente environ 20 à 30% de l’arbre en volume.
L’extraction de la résine et fait sur les bois réduits en poudre et peut se faire selon les différentes méthodes d’extraction classiques en parfumerie, à savoir :
- Extraction au CO2 supercritique : bien que les rendements soient importants (entre 1 et 1,5%), la qualité est moindre car il y a toujours des résidus de bois dans l’extrait. C’est la technique la moins courante.
- Distillation à la vapeur : Rendement intéressant (0,4 – 0,5%) mais la qualité olfactive qui en résulte est souvent plus fumée, boisée et moins intense. Elle est moins prisée des parfumeurs qui cherchent de la profondeur et de l’animalité.
- Co-distillation : Il arrive parfois de rencontrer des qualités co-distillées, c’est généralement un mélange de deux espèces d’Aquilaria, le Aquilaria crassna Pierre et le Aquilaria malaccensis Lam. -> Indian Kalaksi Oud oil
- Hydrodistillation : C’est la technique d’extraction la plus utilisée, elle préserve toutes les facettes olfactives. C’est aussi le rendement le plus faible (0,15 – 0,25%) mais la qualité olfactive est sans égale. Il existe 4 types d’huile essentielle issues de l’hydrodistillation, basée sur l’idée des fractionnements. (Comme pour les qualités d’Ylang-Ylang)
- « One day Oud oil » Il s’agit de la première fraction de la distillation, les 24ères heures. On obtient une huile essentielle très light, avec uniquement les molécules les plus volatiles. Le rendement est très faible car la résine est majoritairement composée de sesquiterpènes. Visuellement, l’huile essentielle est très claire. Cette fraction est principalement destinée aux commandes sur-mesure et ne constitue que rarement une offre par défaut des fournisseurs car elle est très peu rentable pour eux.
- "First Jal Oud oil" Il s’agit de la fraction issue des 3 premiers jours de distillation. C’est la fraction la plus équilibrée olfactivement et la plus souvent commercialisée. La majorité du marché est issue de cette fraction. A noter que la fraction Frist Jal n’est pas disponible sur un lot de bois ayant été distillé pour la qualité « One Day »
- "Second Jal Oud oil" Il s’agit de la fraction lourde de la résine, la distillation démarre après celle « First Jal » et peut durer entre 8 et 10 jours. Cela permet de récupérer l’ensemble des résidus de résine situé très profondément dans les fibres du bois. La qualité est moins fine olfactivement, plus boisée, intense et profonde.
- "Boya Oud oil" Il s’agit d’une hydrodistillation mais sur les bois frais, n’ayant pas subit de maturation. Il en résulte une huile essentielle plus légère, moins enveloppante mais gardant tout de même les caractéristiques olfactives et fixatives les plus importantes. Le fait que la résine soit plus fraîche induit cependant qu’elle est moins liquide/visqueuse et donc que l’huile essentielle a tendance à être plus pâteuse et moins stable en alcool. Cette qualité est aussi celle contenant le plus de cires, elle est beaucoup plus stable et possède moins de volatils. C’est donc un parfait fixateur a utiliser en combinaison avec les autres ouds.
Il n’y a pas d’extraction aux solvants volatils pour la résine.
Une fois extrait, l’huile essentielle est ensuite reposée pendant des mois, voir des années, permettant à l‘extrait de se bonifier. C’est ce que l’on appelle le processus d’« aging ». Lors de ce process, les huiles sont maturées à l’air libre pendant quelques semaines, permettant l’évaporation des molécules les plus volatiles, puis elles sont conditionnées hermétiquement pendant de nombreux mois, permettant une maturation et la révélation des notes les plus puissantes, intenses et profondes.
Du fait de sa rareté et de son prix, les huiles essentielles de oud sont souvent adultérées pour améliorer les coûts et les volumes. Parmis les adultérations les plus courantes, on retrouve l’ajout de matières premières synthétiques, comme le glycol, les huiles végétales ou le dioctyl phtalate. On retrouve également des adultérations avec des essences naturelles d’Aetoxylon, de Santal ou encore de Cypriol, du fait de leur odeur proche et de leurs coûts inférieurs.
Usages en parfumerie :
Donnée indisponible.
Stabilité :
Très stable dans tout types d'applications
Composants principaux :
Donnée indisponible.
Crédits photos : ScenTree SAS
Commentaires et anecdotes :
Le bois d’agarwood circule dès les premiers siècles de notre ère entre l’Asie du Sud-Est, l’Inde, la Chine et le Moyen-Orient, via les grandes routes terrestres et maritimes, participant à l’émergence de réseaux commerciaux comparables à ceux des épices ou de la soie. Au fil des siècles, son usage se raffine et se codifie, notamment en Chine et au Japon où il devient central dans les cérémonies d’encens, tandis que dans le monde arabe et indien, il est intégré à des compositions parfumées sophistiquées réservées aux élites. Au fur et à mesure, sa renommée couplée à sa rareté, en fait un produit d’exception très prisé. Avec la professionnalisation du métier, il devient au fur et à mesure des siècles une matière premières noble et apparait sur les orgues des parfumeurs à partir du 20ème siècle.
Aujourd’hui, l’huile essentielle de oud est considérée comme un sous-produit de la vente de l’écorce de l’Oud, massivement utilisée pour la fumigation au Moyen orient et en Asie.
Les espèces du genre Aquilaria Lam. sont aujourd’hui sous CITES, cela signifie que leur coupe, traitement et export sont très étroitement contrôlés afin de protéger l’espèce. Le déséquilibre entre rareté biologique, destruction casi-systématique des arbres et explosion de la demande internationale a rapidement conduit à un effondrement des populations sauvages dans de nombreuses régions. Cette coupe excessive à ammené l’UICN à considérer le genre entier comme en danger critique d’extinction. Depuis 1995, et plus généralement depuis 2005, les Aquilaria Lam. sont classés CITES. L’objectif de CITES n’étant pas d’interdire le commerce, mais de le contrôler. Concrètement, chaque exportation d’agarwood doit aujourd’hui être accompagnée d’un permis, lui-même fondé sur un principe central : le “non-detriment finding” (NDF), c’est-à-dire la démonstration que l’exploitation ne met pas en danger la survie de l’espèce dans son milieu naturel. En théorie, cela transforme profondément le marché en introduisant une logique scientifique et réglementaire dans un secteur historiquement très libre.
Malheureusement, la qualité des produits finis étant réputée supérieure sur les arbres sauvages, nous restons dans un paradoxe où nous avons d’un côté un système encourageant fortement des pratiques durables, notamment via les plantations et d’un autre, un marché continue de valoriser prioritairement le sauvage, perçu comme plus noble, plus complexe, ou plus authentique.
Il existe une qualité particulièrement rare et précieuse de Oud. Celle-ci se développe de manière très incontrolée, dans des conditions de cultures très particulières et non anticipables. La résine qui en découle est appelée « Oud Kynam » et est particulièrement prisée. Bon courage pour en trouver, cette qualité est réservée pour les cérémonies religieuses dans les hautes sphères du continent asiatique. Cette qualité n’arrive jamais vraiment sur le marché tant elle est prisée.
La résine d’agarwood est en réalité la résine formée par l’arbre pour se défendre des agressions extérieures. En effet, durant la vie de l’arbre, il se peut que celui-ci soit agressé, le plus souvent par des champignons qui viennent infecter la plaie de l’arbre (Champignons les plus courants : Fusarium Link, 1809 / Aspergillus P.Micheli, 1729 / Penicillium Link, 1809). Les infections peuvent également venir des animaux qui viennent manger l’écorce, le vente, les éclairs etc..
La réponse défensive de l’arbre amène à la sécrétion d’une résine mêlant des sesquiterpènes et des chromones qui s’accumule au fur et à mesure des infections. La composition de la résine est donc liée au nombre d’infection, à sa régularité, à l’humidité ambiante ainsi qu’au type d’infection, la rendant très aléatoire et peu maitrisable en milieu sauvage. Aussi, il est important de signaler que si l’arbre n’est pas infecté, il ne va pas produire la résine.. il n’y a donc pas 100% des arbres qui produisent la résine, et la formation de celle-ci peut durer des dizaines d’années.
Lorsque l’arbre est cultivé par l’homme, les infections sont maitrisées (injections fongiques, bactériennes, les deux d’un coup) et permettent donc d’avoir un impact significatif sur la qualité finale de la résine. C’est pour cette raison qu’une même espèce, présent dans une même culture dans un même pays, peut donner des arbres avec des résines aux profils olfactifs très disparates.
Dans tous les cas, c’est une histoire de temps long : il faut à minima 5 ans pour que l’arbre soit en mesure d’être infecté, et environ 5 ans supplémentaire pour le développement de la résine. Soit 10 ans avant qu’un arbre soit exploité.
Il est commun de croire que les arbres sauvages sont de meilleure qualité, mais ce n’est pas tout le temps vrai. En réalité, les arbres sauvages, par définition, ont développé une résine qui est le résultat d’années de réponse au stress de leur environnement, créant une huile très complexe, peu standardisée et rare sont celles de qualité supérieure. On se retrouve donc avec des qualités de résine très différentes d’un arbre à l’autre et dont la reproductibilité est casi inexistante.
C’est pour cette raison, que les cultures contrôlées ont été mise en place afin de garantir des résines de qualité reproductibles sur le long terme, maitrisées et moins impactantes sur l’environnement.
Les résines issues d’arbres sauvages sont donc très prisées et très valorisées, mais leur caractère unique ne permet pas un usage industriel et sustainable.
Etiquetage
Allergènes :
Cet ingrédient ne contient pas d'allergènes.
IFRA
51ème amendement :
Cet ingrédient n'est pas réglementé par le 51ème amendement